19/01/2010Conseil municipal ce samediRétroliens
Rétrolien spécifique pour ce billet
Pas de rétroliens
Commentaires
Afficher les commentaires en
(Vue non groupée | Vue groupée)
Monsieur Bruno Devaux.
Habitant de Rouen depuis peu, je me permets de vous faire quelques remarques critiques concernant la gestion actuelle de la ville. Je vous livre un regard extérieur et critique. J’ai déjà vécu auparavant dans plusieurs villes. Je suis étudiant et sympathisant de droite et j’espère qu’en tant qu’opposant UMP au conseil municipal, vous pourrez alerter la municipalité sur ces points. Les impôts locaux ont augmenté et vont augmenter : oui, mais pour quels services et quelles contreparties ? - La propreté de la ville. La ville est très, très sale (poubelles non ramassées, détritus, crottes de chiens, feuilles mortes non ramassées) avec des tags très nombreux et jamais effacés dans le centre et près de la gare. Est-il si coûteux d’effacer systématiquement les tags ? Je trouve honteux une telle négligence et un tel laisser-aller. Où habitent les élus ? Par ailleurs le jardin de l’hôtel de ville et le square Verdrel ne sont pas entretenus. Les allées sont défoncées. - Je trouve l’état du patrimoine très, très alarmant : amusant pour une ville qui dit aimer la culture. Beaucoup de monuments appartenant à la ville sont en très mauvais état (musée Le Secq des Tournelles, Tour Saint André, église Saint Godard, église Saint Nicaise, église Saint Vivien, église Saint Maclou, église Saint Patrice, église Saint Paul, façades du Musée des Beaux Arts, petit patrimoine dans le centre), ainsi que l’abbatiale Saint Ouen. La ville a annoncé un plan patrimoine de 12 millions d’euros sur quatre ans. N’est-ce pas vraiment se moquer du monde quand on sait que la direction régionale de la culture a chiffré le coût global à 124 millions d’euros, soit autant que pour Paris. La ville ne peut-elle pas faire appel à des investisseurs privés ou à des mécènes ? Pourquoi rien n’est fait ? La ville est pourtant une ville touristique qui vit largement des visiteurs. - De plus, l’état de l’éclairage public pour les grandes artères laisse à désirer, surtout pour une ville touristique. Ainsi rue Lecanuet, rue Jeanne d’Arc, rue de la République et pour les Grands Boulevards, il est franchement faible. Que compte faire la mairie ? En tout cas, cela ne donne pas envie de se promener le soir. L’Abbatiale Saint Ouen monument phare de la ville est plongé dans l’obscurité. Cela coûte-il si cher de revoir l’éclairage public pour ces grands axes, afin d’augmenter la puissance des lampadaires? - L’état de la voirie laisse aussi beaucoup à désirer, ce qui provoque l’usure plus rapide des véhicules. Je vous cite quelques rues comme la rue Jeanne d’Arc, rue Lecanuet, rue de la République, rue Saint Maur, rue de la Maladrerie ou rue Louis Ricard, dans lesquelles il y a notamment beaucoup de nids de poules et de trous dans les pavés. Que fait la mairie ? Est-ce l’agglomération qui est en charge de l’entretien des routes ? Où vont les impôts locaux ? En tout cas, pour certains coins, la voirie laisse vraiment à désirer. Le pavage rue des Carmes et rue des Fossés Louis VIII se dégrade lui aussi fortement. Je ne pense pas que ce soit les moyens financiers qui manquent. Il y a 1 245 000 habitants en Seine Maritime, et Le Havre va construire un grand stade pour un coût global de 150 millions d’euros. - Par ailleurs, concernant l’insalubrité et l’état de certains immeubles dans le centre de Rouen qui pourraient s’effondrer. Que fait la ville notamment rue des Fossés Louis VIII et rue Lémery ? L’équipe municipale va-t-elle sur le terrain ? En outre, beaucoup d’immeubles dans le centre ont leurs façades noircies par la pollution. Pourquoi la ville n’accorde t-elle pas des subventions aux propriétaires pour le ravalement des façades ? - L’attractivité de la ville. Pourquoi la ville n’a-t-elle pas encore de quartier d’affaires comme dans les autres grandes villes comme Lille, Lyon, Nantes ou même Le Mans ou Bordeaux. En construisant des immeubles de bureaux, la ville attirerait de nouvelles entreprises avec des recettes fiscales en plus. Cet élément m’apparaît essentiel pour la compétitivité de la ville, notamment face au Havre. - Enfin, il est étonnant que la TCAR, donc l’agglomération, fasse encore circuler des bus Mercedes de nom O 405 N très polluants, dans le centre, qui plus est, dans une ville qui souffre beaucoup de la pollution de l’air. Que fait l’agglomération ? J’espère que ces remarques ne sont pas trop acerbes et j’ose espérer que le maire et son équipe vont réagir dans le bon sens. L’opposition de droite, si elle s’unit sur les problèmes de fond, a une place très intéressante à jouer face à une équipe municipale, apparemment très amateuriste. |

