Soigner !

medecine-globaleAu moment où l'épidémie semble se stabiliser et atteindre un plateau dès cette semaine, je voudrai revenir sur la situation des autres. Les autres, ce sont toutes celles et tous ceux dont les soins ont été sacrifiés lors de la première vague Covid.

Il avait fallu déprogrammer en mars des milliers d'interventions, du jour au lendemain. Les malades hésitaient à se faire soigner et fuyaient les cabinets médicaux de crainte de contracter le virus. Le prix en a été une surmortalité en France de 13 % durant cette période. La directrice générale de l'offre de soins, au ministère de la santé, a reconnu que cette déprogrammation brutale avait été une des principales erreurs de cette gestion de crise sanitaire.

Aujourd'hui, la déprogrammation demandée était de 30 %, afin de dégager des moyens en personnel à réaffecter sur le front Covid. Mes collègues, chirurgiens et médecins, ont compris cette nécessité. Mais ils ont aussi mis en avant le fait que les patients qui devaient être pris en charge aujourd'hui en ophtalmologie, en chirurgie orthopédique, en gastroentérologie, par exemple, étaient ceux qui avaient déjà été reportés du printemps à l'automne. Pouvait-on accepter un nouveau retard diagnostic de cancer colique par une coloscopie, pouvait-on attendre la pose d'une prothèse de hanche chez un patient âgé devenu grabataire sous morphine du fait de ses douleurs, pouvait-on encore reporter une chirurgie cardiaque urgente par manque de place opératoire ? Je pourrai multiplier les exemples et la détresse des patients rapportée par leurs médecins.

A Saint-Hilaire, comme dans tous les établissements de soins, nous faisons tout pour maintenir au maximum cette activité opératoire, tout en mobilisant des moyens pour la Covid. Il faut assurer la sécurité des interventions et les suites opératoires, avec mille précautions pour éviter des contaminations du fait de l'importance de la présence du virus.

C'est pourquoi le respect des gestes barrières permettra non seulement d'éviter de nouveaux malades Covid mais aussi, par les moyens ainsi libérés, de poursuivre les soins de tous les autres patients en attente d'une prise en charge plus classique. C'est aussi important !

Saint Hilaire mobilisée !

07B8F167-FA98-4534-A4A0-4BE614222BA4Le 29 octobre, le ministre de la santé écrivait à nos établissements pour ne plus prendre en charge au bloc opératoire que les urgences ou les interventions dont le report constituerait une perte de chance, afin de libérer des moyens pour les patients Covid. Chaque jour, le CHU de Rouen nous demande de prendre en charge des malades Covid stabilisés, afin de pouvoir en accueillir de nouveaux, et de fournir du personnel soignant. Il nous avait déjà sollicité pour transférer des patients à opérer.

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La vague arrive...

CHUpluieDepuis plusieurs semaines, les réunions entre les cliniques, le CHU de Rouen et l'Agence Régionale de Santé de Normandie se succèdent.

La deuxième vague de Covid est annoncée pour le 15 novembre. C'est une prévision statistique, pas forcément une réalité. Ce qui est réel, ce sont les dizaines de lits de réanimation ouverts puis occupés, les centaines de lits d'hospitalisation ouverts puis occupés. Ce qui est réel, ce sont les dizaines et bientôt les centaines d'opérations chirurgicales reportées afin de libérer des moyens pour soigner les malades Covid.

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Covid : c'est reparti !

61FE2058-5209-49D5-9F1B-D381238088BCSouvenez-vous ! Mars 2020 : pas de masques, la feuille à remplir pour pouvoir sortir de chez soi, les réanimations saturées dans certaines régions, les transferts de patients en TGV, la solidarité qui s'organisait. Il fallait étaler la première vague.

Puis il y eut le mois de mai, le déconfinement, les masques, les tests PCR, l'été, la réouverture des établissements scolaires et l'arrivée de la deuxième vague. Nous y sommes.

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En avant pour le deuxième tour !

82321920 114443726743973 8972962081854717952 nA peine le déconfinement amorcé, malgré des centaines de patients covid encore hospitalisés en réanimation, il a fallu se retrousser les manches pour aller vers le deuxième tour des élections municipales à Rouen.

Sur nos messageries, sur les réseaux sociaux, certains se déchaînent. Je les lis avec tristesse.

Une partie des messages est sincère

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bruno devaux

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Bienvenue sur ce blog qui s'intéresse à Rouen et à la Normandie. Conseiller municipal de Rouen, médecin rouennais, je participe à notre réflexion collective sur le devenir de notre cité et de sa Région. Dans le cadre de mon association « Le Pommier », c'est sur des sujets locaux et de société que je souhaite dialoguer avec vous.

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